La méthode Clicker à déjà une assez longue histoire. C'est en effet dans les années 30 que B.F. Skinner a développé les lois de l'apprentissage.  Deux de ses étudiants doctorants, Keller et Marian Breland, ont conçu un système pour éduquer les animaux qui allait devenir la méthode du conditionnement opérant ou renforcement positif. Ils ont fabriqué leurs propres clickers et les ont utilisés à partir de 1943 pour éduquer des chiens, des perroquets, des dauphins et même des cafards.

Leurs méthodes ont été utilisées de prime abord dans le domaine de l'éducation des animaux marins car il n'est pas possible de mettre ces animaux-là en laisse, ni de les punir pour de mauvais comportements - si vous avez déjà vu des animaux marins tels que dauphins, baleines, morses etc. dans un spectacle, vous avez vu les résultats du renforcement positif.

Mais si la méthode clicker pour chiens est devenu si populaire, c'est grâce à Karen Pryor, biologiste de comportement qui a une très longue expérience dans le monde de l'éducation des animaux marins, et auteur du livre "Don't Shoot the Dog" (Ne tuez pas le chien), paru en 1985. Malgré le titre, le livre s'occupe du renforcement positif en général, et non seulement de l'éducation canine.

Tout a commencé au mois de mai 1992, lors d'un débat entre éducateurs et scientifiques à une réunion de l'Association de l'analyse du comportement à San Francisco, suivi quelques jours plus tard par un séminaire pour 250 éducateurs canins animé par Karen Pryor, Gary Wilkes et Ingrid Schallenberger. Le résultat est un vaste mouvement de formateurs clicker qui éduquent leurs chiens en suivant les lois scientifiques de l'apprentissage plutôt que d'imposer un comportement au chien.

Le clicker est un marqueur qui a les avantages, au contraire de la voix, d'être neutre, rapide et précis. Il dit au chien " ça, c'est ce qu'on veut ", sans la moindre émotion. Le chien comprend très rapidement et grâce au clicker, on arrive à avoir des chiens qui non seulement obéissent mais qui le font de leur plein gré. En effet, avec le clicker, le comportement n'est pas imposé à l'animal mais suggéré. On apprend au chien à agir et non pas à réagir.

Les mauvais comportements sont ignorés et non pas punis. La raison pour laquelle on utilise l'omission et non pas la punition c'est parce que cette dernière n'enseigne pas au chien ce qu'on veut de lui. Certes, la punition peut éliminer le comportement indésirable du chien mais les conséquences négatives peuvent être plus graves que le comportement qu'on essaye d'éliminer. De plus, la punition est toujours liée à la présence de l'entraîneur, ainsi dès qu'il n'est plus présent, le comportement indésirable risque de se reproduire. Pour finir, le sujet puni essayera d'éviter la situation ou de la fuir, ce qui pour l'entraînement serait catastrophique, et la punition tend également à supprimer toute initiative du chien et produit la crainte de l'entraîneur.

Pour le clicker, il ne faut pas utiliser la punition car on veut que le chien réfléchisse et agisse, et une punition voire même un simple " non " risquerait d'arrêter sa créativité. Pour les mêmes raisons, on ne touche pas le chien, on ne fait que le guider, c'est à lui de chercher et de trouver ce qui vous fait cliquer.

Le résultat de la méthode clicker est un chien heureux et gai qui obéit de sa propre volonté et non pas par crainte de la punition.

 

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